Les 25 phrases qu’on jurait qu’on ne dirait jamais à nos enfants… et qu’on dit maintenant chaque jour
Quand j’étais plus jeune, j’avais des principes.
Beaucoup de principes.
Je regardais les adultes parler à leurs enfants et je me disais :
« Moi, je ne dirai JAMAIS ça. »
Quelle confiance.
Quelle naïveté.
Quelle belle époque.
Parce qu’aujourd’hui, non seulement je dis ces phrases-là…
mais je les répète parfois quatre fois avant 8 h le matin.
Voici donc les grandes phrases qu’on pensait ne jamais prononcer et qui sont maintenant devenues la trame sonore officielle de nos journées.
1. « Parce que je l’ai dit. »
Ah oui.
LA phrase.
Celle qu’on détestait le plus.
On voulait une explication.
Une justification.
Une raison logique.
Puis un jour, après avoir répondu à 17 « pourquoi? » en deux minutes, on comprend soudainement tout.
Parce que je l’ai dit.
Dossier clos.
2. « Arrête de courir dans la maison. »
Personnellement, je pensais que les adultes exagéraient.
Puis j’ai vu un enfant courir avec une fourchette.
Maintenant je comprends.
3. « Mets des bas. »
Je ne pensais jamais que ma vie adulte allait inclure autant de conversations sur les bas.
Mets des bas.
Où sont tes bas?
Pourquoi tu as juste un bas?
Pourquoi il est mouillé?
Pourquoi il est dans le salon?
Pourquoi TU NE VEUX PAS METTRE DE BAS?
Mystère.
4. « Ferme la porte. »
En hiver.
Au Québec.
À -20.
Et étrangement, la porte reste ouverte comme si nous chauffions également le quartier au complet.
5. « Est-ce que tu m’as entendue? »
La réponse est oui.
Ils ont entendu.
Ils ont simplement décidé que l’information n’était pas prioritaire.
6. « Descends de là. »
Je ne savais pas que les enfants avaient un besoin biologique de grimper sur absolument tout.
Chaise.
Table.
Comptoir.
Divan.
Clôture.
Mur.
Structure vaguement verticale.
7. « On ne lèche pas ça. »
Une phrase qu’on ne devrait normalement jamais avoir besoin de dire.
Et pourtant.
8. « Va mettre du déodorant. »
Voilà.
On est rendus là.
La petite enfance était difficile.
Mais personne ne nous avait parlé de l’odeur d’adolescent qui revient d’éducation physique.
9. « Qui a laissé ça là? »
Personne.
Toujours personne.
C’est fascinant.
Tous les objets de la maison semblent se déplacer de façon autonome.
10. « Je ne suis pas ta servante. »
Encore une phrase que j’avais juré de ne jamais dire.
Puis j’ai ramassé trois verres, deux assiettes, un chandail et une serviette mouillée appartenant à la même personne.
Et elle est sortie toute seule.
11. « Y’a de la nourriture à la maison. »
Je comprends maintenant parfaitement pourquoi nos parents disaient ça.
« J’ai faim. »
Parfait.
Il y a une cuisine entière derrière toi.
« Mais j’ai rien à manger. »
Non.
Tu n’as rien que tu as envie de manger.
Nuance importante.
12. « Non, on ne commande pas. »
Même combat.
Le frigo contient assez de nourriture pour nourrir une petite municipalité.
Mais mystérieusement, rien n’est bon.
13. « Éteins les lumières! »
Bienvenue dans mon nouveau rôle :
gestionnaire énergétique non rémunérée.
14. « Ramasse ta chambre. »
Réponse :
« Elle est pas sale. »
Ah.
D’accord.
Alors les 43 morceaux de linge au sol sont probablement une installation artistique.
15. « Je compte jusqu’à trois. »
Pourquoi trois?
Personne ne sait.
Mais bizarrement, ça fonctionne.
Parfois.
Et surtout, il existe une tension dramatique incroyable entre :
DEUX…
et
DEUX ET DEMI…
16. « Tu vas comprendre quand tu vas être plus vieux. »
Je détestais cette phrase.
Je la trouvais condescendante.
Aujourd’hui?
Je l’utilise.
Et malheureusement…
elle est souvent vraie.
17. « Fais attention, tu vas tomber. »
Enfant :
continue exactement ce qu’il faisait
Deux secondes plus tard :
BANG.
Puis le regard.
Celui qui dit :
« Comment ça a pu arriver? »
Aucune idée, mon amour.
Aucune idée.
18. « Vous avez mangé quoi aujourd’hui? »
Réponse :
« Je sais pas. »
Tu as passé toute la journée à l’école.
Tu as mangé.
Plusieurs fois.
Mais toute trace de ces événements a disparu de ta mémoire.
19. « Arrête d’achaler ton frère / ta sœur. »
La phrase la plus répétée dans plusieurs foyers depuis probablement 1847.
20. « Ça pousse pas dans les arbres, l’argent. »
Quand j’étais jeune, je pensais que c’était une phrase tellement plate.
Aujourd’hui, après avoir regardé le prix de trois billets, deux collations et une bouteille d’eau dans une sortie familiale :
ÇA POUSSE PAS DANS LES ARBRES.
21. « T’as besoin de ça pour demain… et tu me le dis maintenant? »
Il est 21 h 14.
Il faut :
un carton rouge;
une photo de famille imprimée;
un costume;
quatre rouleaux de papier de toilette;
un contenant vide de yogourt;
et possiblement une représentation miniature du système solaire.
Pour demain matin.
Magnifique.
22. « Mets ton manteau. »
« J’ai pas froid. »
Je sais.
Tu vas avoir froid.
« Non. »
Cinq minutes plus tard :
« Maman, j’ai froid. »
Moment de croissance personnelle pour moi.
23. « Combien de fois il faut que je le dise? »
Question rhétorique.
Réponse réelle :
Beaucoup trop.
24. « Mange au moins trois bouchées. »
Pas parce que trois bouchées ont une valeur nutritionnelle magique.
Mais parce qu’on négocie maintenant avec des humains de 4 pieds 2 à propos d’un morceau de brocoli.
Et on prend les victoires où elles sont.
25. « Un jour, tu vas avoir des enfants… »
Et voilà.
La boucle est bouclée.
On est officiellement devenus nos parents.
On a essayé de résister.
On avait des ambitions.
On pensait qu’on allait faire différemment.
Puis un mercredi soir à 18 h 42, quelqu’un renverse son verre après qu’on lui a demandé trois fois de l’éloigner du bord de la table.
Et soudainement, une voix sort de notre bouche.
La voix de notre mère.
« JE TE L’AVAIS DIT. »
Et c’est à ce moment-là qu’on comprend.
Conclusion très scientifique
Nos parents n’étaient probablement pas aussi plates qu’on le pensait.
Ils étaient juste fatigués.
Très fatigués.
Et maintenant que c’est notre tour, on réalise que plusieurs phrases qu’on trouvait ridicules étaient en fait des mécanismes de survie.
Alors oui.
Je dis :
« Parce que je l’ai dit. »
Et je l’assume.
Enfin…
jusqu’au jour où mes enfants auront des enfants et me diront :
« Tu disais toujours ça quand on était jeunes! »
Et moi, évidemment, je vais répondre :
« Voyons donc, j’ai jamais dit ça. »
Parce que c’est aussi ça, être parent.
Du vrai. Du fun. Zéro jugement.
Stacy Ann – Fillettes Pompettes
